Thursday, August 21, 2008

李煜 浪淘沙

帘外雨潺潺, 春意阑珊, 罗衾不耐五更寒.
梦里不知身是客, 一晌贪欢.

独自莫凭阑! 无限江山, 别时容易见时难.
流水落花春去也, 天上人间.

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lián wài yǔ chán chán, chūn yì lán shān, luó qīn bú nài wǔ gēng hán,

mèng lǐ bù zhī shēn shì kè, yì shǎng tān huān.

dú zì mò píng lán, wú xiàn jiāng shān, bié shí róng yì jiàn shí nán,

liú shuǐ luò huā chūn qù yě, tiān shàng rén jiān.

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Une brève présentation du poète:

李煜(937—978, 宋建隆二年(961年)在金陵即位,在位十五年,世称李后主。宋开宝七年(974年), 被俘到汴京. 太平兴国三年(978)七夕是他四十二岁生日,宋太宗恨他有故国不堪回首月明中之词,命人在宴会上下牵机药将他毒死。

LI Yu (937 - 978), empereur à partir de l’an 961 à Jinling (Nanjing), et il est resté sur le trône pendant 15 ans, nommé LI Houzhu. Son royaume Tang du Sud était en train d’être succédé par la dynastie Song. En l’an 974, il a été capté et emprisonné par Song dans la capitale de celui-ci. En l’an 978, son anniversaire de 42 ans, l’empereur Taizong de Song l’a empoisonné au cours du repas d’anniversaire de LI Yu, pour sa nostalgie de son royaume exprimés dans ses vers de poèmes.

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Rideau – dehors – pluie – chan chan (le bruit des gouttes de pluie),

Printemps – ambiance – toucher à la fin,

Couverture de soie – ne pas – résister – cinq – geng – froid,

Rêve – dans – ne pas – savoir – corps ; soi-même – être – invité ; parasite ; prisonnier,

un,e – instant, moment – être avide de ; s’attacher à – joie.

Seul – ne pas – s’appuyer contre – balustrade,

Sans – limite ; bout – (rivière – montagne) territoire ; paysages,

Quitter – moment – facile – voir ; revoir – moment – difficile,

Couler – eau – tomber – fleur – printemps – s’en aller ; partir – ye (donc, alors),

Ciel – dessus – monde terrestre.

*五更 (cinq geng) : 后半夜3时至5 (de trois heures à cinq heures du matin)

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En dehors du rideau, la pluie tombe goutte par goutte ( ?),

La saison de printemps touche à sa fin,

Le froid de cinquième veille de nuit perce la légère couverture de soie.

Dans les rêves, ayant oublié la réalité cruelle,

J’ai enfin retrouvé un moment de joie.

Tout seul, ne t’appuie pas contre les balustrades,

En regardant vers ton territoire lointain,

Que tu as quitté en un clin d’œil, et que tu ne peux plus revoir.

L’eau coule, les fleurs s’éparpillent, le printemps s’en va,

Dans cet enfer, je pense à mon paradis ….

Posted by Jade at 08:43:36 | Permalink | Comments (1) »

Sunday, August 17, 2008

poème: 送元二使安西

渭城*朝雨浥*轻尘,客舍青青柳色新。

劝君更尽一杯酒,西出阳关*无故人。

–唐·王维

* 渭城 (weicheng):L’ancien Xianyang, qui se trouve au nord-ouest de Xi’an, de province Shanxi./ 在今陕西省西安市西北,即秦代咸阳古城。
* 浥 (yi):Mouiller / 润湿。
* 阳关 (Yangguan):Un passage important, à l’époque, pour aller dans le nord-ouest, qui se trouve au sud-ouest de Dunhuang, de province Ganshu. / 在今甘肃省敦煌西南,为自古赴西北边疆的要道。

Weicheng - matin - pluie - mouiller - léger, ère - poussière,
Auberge - vert - vert - saule - couleur - nouveau, elle ; neuf, ve
Proposer, conseiller - vous - encore - finir ; épuiser - un - verre - alcool
Ouest - sortir - Yangguan - sans ; il n’y a pas - ancien, ne - personne

Mon humble traduction:

La pluie matinale à Weicheng a chassé la poussière, (purifié l’air,)

Autour de l’auberge, un monde de verdure,

Des branches de saules est né le vert tout neuf.

Mon cher ami, je te propose de vider ce verre,

Sache que, une fois franchi Yangguan, (sur le long chemin désert,)

Il n’y aura plus ton bon ami à côté.

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Fcharton:

Dans la ville sur la Wei, la pluie du matin a lavé la poussière

Dans la cour de l’auberge, les saules verts brillent d’un éclat nouveau

Venez, buvons un dernier verre

Passé le col, à l’ouest, vous n’aurez plus d’amis.

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Fougère:

Dans la ville Wei la pluie de matin délave la poussière

L’auberge est teinté en pers par des fraîches feuilles de saules

Allons, encore un verre, buvons d’un trait

Delà la poste frontière à l’Ouest tu ne trouveras plus tes anciens amis

Posted by Jade at 12:14:23 | Permalink | No Comments »

Monday, August 11, 2008

poème: 泊秦淮

杜牧

烟笼寒水月笼沙

夜泊秦淮近酒家

商女不知亡国恨

隔江犹唱后庭花

Jeter l’encre - rivière Qinhuai*

DU Mu

Brume - couvrir - froid - eau - lune - couvrir - sable

Nuit - amarrer ; ancrer - rivière Qinhuai - s’approcher de - bistrot

Courtisane - ne pas - savoir - mourir ; dépérir - pays - haine ; tristesse

Séparer ; à l’autre côté de - rivière - encore - chanter - Hou ting hua*

La rivière froide couverte de la brume ;

Le quai sous la lumière de lune.

Le bateau jette l’ancre au bord de la rivière Qinhuai,

Près des bistrots,

Où l’on entend,

A l’autre côté,

Une femme ignorant le dépérissement de la patrie,

Chanter encore Hou Ting Hua.

秦淮*: rivière Qinhuai (à Nanjing 南京)
后庭花* le titre d’une chanson adaptée d’un poème du dernier empereur de la dynastie Tang du Sud 南唐, Chen Houzhu 陈后主, qui a fait enterrer son royaume ….

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Traduction Gangounet:

La brume enveloppe la froide rivière tandis que la lune drape le sable,
De nuit, près des tavernes, me voilà amarré sur la rivière Qin Huai.
Depuis l’autre rive me parvient cet air funeste,
Vendu par ces belles-de-nuit* qui semble ignorer le regret de leur patrie anéantie.

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Traduction Fcharton:

A l’amarre à Qinhuai

La brume couvre l’eau froide, la lune couvre le sable
A l’amarre, la nuit, à Qinhuai, on est près des tavernes
Les marchandes de bonheur n’ont que faire de notre décadence
Près du Fleuve, on chante seulement la fleur de la cour arrière

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Traduction Yaya:

Lorsque je jette l’ancre au bord de la rivière Qinhuai
Pour faire paître les bestiaux,
La brume glaciale couvre l’eau et la lune couvre le sable.
Lorsque le froid de la nuit s’amarre, seul l’alcool me rapproche de ma famille.
On discute des femmes pour ne pas savoir qu’on voit disparaître son pays avec regret.
Le fleuve qui nous sépare me fait chanter un fois de plus « HouTingHua ».

Posted by Jade at 11:03:49 | Permalink | Comments (1) »